Atami - 熱海
Toutes mes excuses, je me suis arrêté au beau milieu d’un récit passionnant.
Après un court arrêt à Odawara, notre petite expédition menant de Yokohama à Hakone a fait un arrêt pour la nuit à Atami.
Lorsque l’on voyage, en dehors des principales attractions recommandées dans tout bon guide touristique, on se demande parfois si l’on ne manque pas quelque chose. Aucun risque de ce genre là avec Atami, vous pourrez passer votre chemin sans remords.
L’intérêt (tout relatif) de la ville peut se résumer en un seul mot, récurrent dans les vacances japonaises, onsen.
Mieux vaut se méfier un peu si l’on vous vante haut et fort les mérites d’une ville en matière d’onsen; c’est probablement qu’il n’y a pas grand chose d’autre à y faire. Une grande leçon qui avait débuté la veille à Odawara. Si ce n’est pas dans le brochure, ce n’est pas pour rien.
Dès la sortie de la gare, les choses sont claires. Rien de tel qu’une bonne trempette de pieds en public pour préparer les plus récalcitrants à la baignade intégrale au milieu de retraités, très friands de ce genre d’excursion.
En débutant la balade dans la ville, on ressent très rapidement cette atmosphère particulière, assez similaire à celle qui se dégage de certaines stations balnéaires en France. Ce côté un peu kitch de petite ville qui a eu les yeux plus gros que le ventre. Un petit côté figé dans le temps, indifférent aux changements et apparemment aux rénovations aussi. Pourquoi faire d’ailleurs ? La majorité des touristes ne voient de la ville que le chemin menant de la gare à leur hôtel.
Enfin cette fois il y avait tout de même une vrai plage, d’accès plus facile, une grande partie de la 4 voies étant enterrée. La grande classe.
Sur les hauteurs d’Atami, le château a plutôt fière allure lorsqu’on l’observe de loin. Mais une fois arrivé au pied du téléphérique qui y mène, on sent l’entourloupe venir.
Passé les poissons qui sèchent sur le bord de la route et la salle de jeu avec les dernières nouveautés de 1984, on réalise bien vite qu’il est impossible de grimper la colline à pied, sans passer par la route. Une option peu engageante lorsque l’on a pu tester la manière dont beaucoup de japonais conduisent.
On décide donc d’embarquer sur le téléphérique, qui, lui non plus, n’a pas dû bénéficier de grandes rénovations depuis sa mise en service. Pour 500 yen aller/retour, la joie de découvrir Atami dans son ensemble.
Le sommet atteint, de nouvelles attractions incroyables attendent : un café 60’s (non non ce n’est pas un thème, mais l’année probable d’ouverture de l’établissement) et un musée de l’érotique (pas le genre sexualité assumée du 21ème siècle, plutôt le style sirène en petite culotte et reproductions de Marilyn Monroe).
Arrivés en face du château, nous ne sommes même pas entrés. L’ambiance du lieu et le style bling-bling / papier mâché, bizarrement, ça ne nous a pas attiré plus que ça.
Résignés, nous avons donc rejoint les rangs et nous sommes dirigés vers notre hôtel. Et l’hôtel c’est en fait la raison qui nous avait poussés vers Atami. Nous avions accès à un petit hôtel d’entreprise, offrant des tarifs imbattables. 2000 yen la nuit pour deux avec petit déjeuner et accès aux bains, dans des chambres neuves et particulièrement grandes (nous avions la plus petite, ayant préféré une chambre de style japonais).
Sur le chemin du retour pour rejoindre la gare, nous avons emprunté une rue sympa permettant de profiter encore des arbres en fleur.
En remontant la rivière bordée de pruniers, nous sommes tombés sur une petite installation permettant aux habitants de faire cuire quelques œufs dans l’eau bienfaitrice qui est utilisée dans les nombreux onsen.
Cet homme sympathique, qui satisfaisait notre curiosité, a été un peu déconcentré et a laissé échapper un oeuf qui a finit sur le trottoir. Heureusement juste après la cuisson. ^o^
