C’est maintenant officiel. Après plusieurs semaines d’attente, de démarches forcément compliquées, tout est en place pour un nouveau départ le 1er octobre.
La trop courte période japonaise laisse donc la place à une nouvelle aventure indienne. La très attachante Mumbai cède toutefois sa place à la fonctionnelle Gurgaon. Ville que je ne connais pas mais qui, je l’espère, me laissera lui attribuer un adjectif plus sympathique.
La station JR la plus proche de chez nous nous mène au cœur de Tokyo en 40 minutes. Parfait pour profiter d’un bel après-midi pas trop pourri - rapport à la saison des pluies qui a débutée - et découvrir un peu plus la capitale.
Après un rapide repas à base de katsu, direction le Tokyo Dome, l’une des principales salles sportives de la ville. Comme autour du stade de Yokohama, il y avait foule en ce jour de match. Bien que je ne suive pas le Baseball avec plus d’intérêt que ça, il est quasiment impossible de passer à côté lorsque l’on vit au Japon.
Mais nous n’étions là ni pour le Baseball, ni pour le parc d’attraction adjacent, mais pour visiter le plus ancien jardin de Tokyo voisin, le Koishikawa Kōrakuen.
Un jardin assez étendu, évidemment bien entretenu, qui sans être vraiment exceptionnel est néanmoins très agréable.
La suite de notre court programme aura été urbaine avec, comme souvent à Tokyo, la découverte de bizarreries qui font le charme de la ville.
Cette rapide escapade s’est terminée par la visite du sanctuaire de Yasukuni, devant lequel nous étions passés à plusieurs reprises sans jamais y pénétrer.
Ce sanctuaire est dédié à ceux qui ont donné leur vie pour l’Empire, et héberge l’âme de près de 2,5 millions de héros, parmi lequels 1068 criminels de guerre.
Bien que le monument soit un symbole fort du nationalisme japonais, il est compréhensible que les visites officielles qui y étaient faites par les premiers ministres précédents n’étaient pas très appréciées des voisins asiatiques, qui ont subi les méfaits de ces quelques âmes égarées.
Pour faire simple, et toute polémique mise à part, j’ai apprécié l’endroit.
Pour la plupart des étrangers qui se rendent à Shinjuku, les alentours de la gare la plus fréquentée au monde offrent avant tout l’occasion d’observer la faune japonaise dans son environnement naturel. Centres commerciaux, galeries marchandes et grands magasins de tous les côtés.
Pour moi, c’est souvent moins gai et si je m’y rend c’est avant tout pour visiter le tombeau de la belle famille. Il y quelques semaines, à l’occasion d’un anniversaire funèbre particulièrement important, nous avons participé à une cérémonie privée, dans un petit sanctuaire qui l’est tout autant.
Une expérience intense qui fut suivie d’un bol d’air frais bien mérité dans le quartier des affaires voisins; plutôt désert - pour les standards locaux - durant le week-end.
Si les bâches bleues des sans domiciles sont une vision malheureusement commune, je ne m’attendais pas à en trouver également dans le parc faisant face aux tours abritant le Tokyo Metropolitan Government, l’organisation qui gère la bourgade.
Petit résumé de la journée de samedi dernier, qui a donc été pour moi l’occasion d’être un témoin privilégié du dynamisme de l’aïkido au Japon, et dans le reste du monde d’ailleurs. Une expérience qui restera certainement comme l’une des plus marquantes de ces quelques mois au Japon, qui s’achèvent prochainement.
La démonstration aura été assez représentative de l’aïkido il me semble, bien que le débutant que je suis ne s’attardera pas trop là dessus.
L’évènement a attiré un nombre impressionnant de visiteurs et de participants, les deux se confondant bien souvent, venus de petits dojo de Yokohama comme nous, d’autres grandes villes, des écoles, lycées et universités, ou bien encore des grandes entreprises japonaises partenaires de l’évènement.
L’aspect ludique et participatif primait donc, offrant des démonstrations de niveaux très variés en fonction de l’esprit de chaque dojo, entrecoupées des prestations des Shihan. Ces dernières étant bien plus intéressantes pour les pratiquants et mises davantage en avant car également plus impressionnantes à regarder.
L’un des aspects qui m’avait attiré vers l’aïkido sautait aux yeux lors de cette démonstration. Tout le monde avait sa place. Des classes d’enfants attendrissantes à la discipline frappante de contraste des aikidoka des forces d’auto-défense japonaise. Sans oublier les dojo hétéroclites comme le notre pour qui la perspective de passer un bon moment dans un cadre exceptionnel était le plus important.
Un peu de stress tout de même pour Yokohama Bayside Aikikai quelques minutes avant de rejoindre les tatami.
Je vais tenter de mettre la main sur la vidéo de notre passage et la mettre en ligne si le résultat n’est pas trop ridicule. En tous cas, nous avons tous beaucoup apprécié cette expérience, bien que la durée très courte de notre démonstration nous ait un peu laissé sur notre faim. C’est le petit prix à payer lorsqu’autant de clubs participent.
Voici quelques vidéos prises ce jour là. La qualité médiocre explique pourquoi il n’y en a pas eu plus sur ce blog jusqu’à maintenant.
La journée s’est achevée par la démonstration de M. Ueshiba, petit-fils du fondateur de l’aïkido et actuel doshu.
Comme je l’avais déjà évoqué, je participerai à cette démonstration avec le reste de mon club, Yokohama Bayside Aikikai. Une belle opportunité, surtout pour un débutant comme moi, qui ne se refuse pas. Je vais essayer de me concentrer davantage sur la relative rapidité d’une minute trente de démonstration plutôt que sur les probables 20.000 visiteurs et participants.
Amateurs d’arts martiaux ou curieux désirant découvrir l’impressionant Nippon Budokan pour pas un yen, les portes ouvriront à 11:30 et l’entrée sera gratuite.
Malgré les treize visités, on est encore loin d’avoir fait le tour de tous les temples et sanctuaires de Kamakura.
La ville est toujours aussi agréable, et reste une de mes escapades favorites. Pour peu que l’on trouve le courage et le temps de sortir du centre ville, la découverte des petites rues et des temples plus modestes est très apaisante, et contraste avec l’agitation qu’on découvre à l’arrivée.
Même si nous avons volontairement évité la période des Sakura avant d’y retourner, les nombreuses fleurs fanées laissent imaginer le spectacle impressionnant que cela doit être dans la rue menant au sanctuaire principal, Tsurugaoka Hachiman-gū, et dans l’ensemble de la ville.
Quelques rayons de soleil et de nombreux modèles, très différents, font leur apparition. On croise parfois dans la ville des équipes de tournages en quête de la touche de nature et de tradition qui fait le charme de Kamakura.
Voilà peut-être de quoi se retrouver censuré en Chine, mais ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les centaines de pratiquants du Falun Gong qui défilaient aujourd’hui dans le quartier qui l’affirment.
Alors que certains réalisent qu’à force de jouer avec le feu, on finit par se brûler, plusieurs associations du Kanagawa se sont donc réunies pour dénoncer les tortures infligées aux pratiquants du Falun Dafa par le régime communiste la République Populaire de Chine.
Sans aucun doute une nouvelle déformation de la vérité par les média occidentaux. A mince, on est au Japon, CNN se fiche pas mal de ce qui se passe dans le parc à côté et la plupart des participants faisaient partie du demi million de chinois résidents au Japon. Il va falloir trouver autre chose.
Donc je disais, une nouvelle manipulation flagrante de la part d’indépendantistes, extrémistes (ils cumulent) qui voulaient foutre en l’air la tranquillité de notre Dimanche ensoleillé en revêtant d’insupportables t-shirts jaunes, en empêchant nos adorables grand-mères de traverser tranquillement et en réveillant les vieux qui squattent habituellement le parc. Terroristes.
Bien que ce petit blog ait été avant tout un moyen pour moi de faire parvenir quelques nouvelles à mon entourage, il faut reconnaitre que j’apprécie également les visites d’inconnus ou d’autres bloggers qui s’intéressent au Japon.
S’il est agréable de se sentir, parfois, d’une infime utilité en apportant quelques informations sur le Japon, certaines visites me laissent toujours aussi perplexes.
Je m’adresse donc à toi, visiteur à la recherche de :
“japonaise petitte culote”
“japonaises sans culotte”
“petite culottes japon”
“petites culottes japonaises”
“sans culotte nippone”
“photo petite culotte au japon”
Autant t’éviter les visites inutiles, il y a peu de chance que j’évoque ici les japonaises ou leurs (non) culottes, désolé.
Le jardin le plus célèbre de Yokohama, le sankei-en, nous avait fait forte impression lors de notre première visite, peu après mon arrivée au Japon. Nous y sommes donc retournés récemment pour revoir le tout aux couleurs des cerisiers.
Bien évidemment, nous n’avons pas eu le droit au calme de la dernière fois, le lieu étant envahi par les armés de retraités à la chasse aux sakura.
Donc peut être à cause d’un début d’overdose ou de l’hystérie collective dès qu’une fleur s’envolait, j’ai moins apprécié cette seconde promenade. Une visite très agréable malgré tout, une nouvelle fois, et même si je n’irai pas jusqu’à m’abonner au club des amoureux du Sankei-en, c’est une visite que je ne peux que recommander à ceux qui passent par Yokohama.